Le pot au feu – un basique toujours apprécié

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Il n’y a que à partir d’un certain âge, après l’adolescence, en général quand on quitte le nid familial, qu’on commence à apprécier à sa juste valeur la cuisine de maman (ou de papa, ou des deux). Certes, avant c’était bon aussi, on passait à table, hop hop, c’est putzé et revenons à notre vie quotidienne. Mais quand on se rend compte que la soupe, le ragoût, la sauce tomate, qu’on fait de ses blanches mains n’a pas le même goût que celui de notre enfance….là, c’est le drame. Et à partir de ce point, la vie de gens monomaniaques de la bouffe comme moi ne va tourner qu’autour d’un seul et unique but: retrouver la recette correspondante au parfum dont on se souvient.

La première fois que j’ai fait du pot au feu, seule dans mon appart, j’ai cru mourir de déception. C’était fade, sans goût, sans parfum, nul quoi. Et je m’étais tellement attendu à être réconfortée par un plat qui aurait le même goût qu’à la maison que la déception a été encore plus grande. J’ai dû téléphoner à ma maman pour m’en remettre.

Depuis ce funeste (j’aime beaucoup ce mot) épisode, je me suis rattrapée. Je me suis informée sur la recette maternelle, j’ai testé, re-testé, apprécié. Le secret: de la viande entremêlée, c’est à dire avec un peu de gras; des épices et des fines herbes, moult; des os à moêle.

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À part ça, le pot au feu étant une recette familiale, on peut être habitué à différent types de légumes: on peut y ajouter des navets, des courgettes (mais j’aime pas trop, ça devient tout mou), certains y mettent des patates… le type de viande peut aussi changer (la version avec queue de bœuf a l’air chouette mais en Suisse c’est difficile à trouver), ainsi que le temps de cuisson et l’ordre d’intégration des ingrédients. Ce que j’aime dans cette recette, c’est qu’après avoir tout préparé et lancé dans l’eau, on peut presque l’oublier pendant un moment.

Dernière digression: j’ai bien aimé cet article sur ce blog (qui me plaît beaucoup). Le livre concerné à l’air top…et les 2-3 idées d’utilisation des restes de pot au feu me plaisent bien (j’ai essayé les steaks de pot au feu: miam).

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Temps de préparation: 20mn / temps de cuisson: 1h30-2h

Ingrédients (pour 4 à 6 personnes)

1,2 kg de bouilli de bœuf entremêlé (en général de la palette)
4 (ou plus) os à moelle
5 carottes
2 poireaux
1 céleri
2 oignons
Feuilles de laurier
Poivre noir en grains
Clous de girofle
Branches de romarin
Branches de thym
Environ 4l d’eau
Bouillon de légumes
Persil
Sel, poivre

Ficelle de cuisine

Préparation

  1. Éplucher et découper les légumes: les carottes et les poireaux (conserver précieusement les grandes feuilles vertes du bout) en tronçons d’environ 5cm de long, le céleri en cube, un oignon en moitiés et l’autre en quarts. Mettre les légumes sauf l’oignon dans un plat, saler et poivrer. Réserver.
  2. Avec les grandes feuilles de vert de poireau (ou des feuilles de choux), former des petits paquets qui contiendront les herbes aromatiques (On peut les enlever avant de servir et cela évite de mordre dans un clou de girofle, expérience assez déplaisante). Déposer la feuille bien à plat; y disposer une feuille de laurier, une mini branche de thym et une de romarin, quelques grains de poivre et un quart d’oignon piqué de 2 clous de girofles. Replier la feuille sur elle-même, si besoin l’envelopper dans une autre feuille, ficeler pour que le tout tienne bien ensemble. En faire 4. Réserver.
  3. Faire chauffer une grande casserole sur feu fort sans matière grasse. Quand elle est chaude, déposer au fond l’oignon coupé en deux, côtés plats au fond. Faire brunir le dessous de l’oignon. On a l’impression que c’est brûlé mais ça va donner une jolie couleur et du goût au bouillon.
  4. Mettre les légumes et les paquets aromatiques dans la casserole. Recouvrir avec l’eau et ajouter une ou deux cuillères de bouillon de légumes (on a le droit de tricher un peu). Ajouter le persil. Porter à ébullition.
  5. Pendant ce temps, préparer la viande; j’aime bien la découper en morceaux de la taille d’un poing. Bien saler et poivrer les morceaux. Si vous comptez manger les os à moelle, il faut aussi les ficeler sinon la moelle va sortir et se perdre dans le bouillon (c’est hors de question, en ce qui me concerne).
  6. Lorsque le bouillon bout, y plonger la viande et les os, baisser le feu, il doit être au seuil de l’ébullition. Laisser frémir environ 1h30 en vérifiant régulièrement la cuisson et l’assaisonnement (ajouter sel et poivre dans le bouillon si besoin).
  7. Si vous trouvez le bouillon trop gras et que vous prévoyez de réchauffer le pot au feu, on peut facilement enlever la graisse en mettant la casserole au frais; le gras se solidifie à la surface et peut être éliminé avec une écumoire.  Personnellement, je pense que le gras, c’est la vie.

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4 Comments
  • lapetitecasserole
    novembre 26, 2014

    Toujours et beaucoup apprécié!

  • Jean-louis Brunner
    novembre 29, 2014

    mon plat préféré, légumes variés, pas trop cuits, pour que la viande soit mangeable, une combine que m’avait donné un cuistot, c’est de la faire revenir un peu sur toutes ses faces dans l’huile d’olive, simplement au fond de la marmite avant de la couvrir d’eau

  • ladelicieuserie
    novembre 30, 2014

    qui c’est qui va faire cette cette délicieuse recette ce dimanche ? Merci Aurélinette !
    J’aime tes photos et ta vaisselle….; < )

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